Historique

La découverte selon laquelle un courant électrique accompagne chaque battement de cœur de la grenouille date de 1842. Ce n’est toutefois qu’en 1902 qu’ Einthoven publiera le premier électrocardiogramme. Il faudra ensuite attendre les années 1950 pour que les premiers pacemakers voient le jour et les années 1980 pour les premiers défibrillateurs implantables .

En 1976, on implantait déjà près de 2.000 pacemakers par an en Belgique. Notre pays fut ainsi le premier à développer un registre national de ces implantations, qui nous permet de savoir encore aujourd’hui que les batteries des pacemakers de l’époque avaient une durée de vie moyenne de 32 mois. Ce registre fut présenté pour la première fois au «  VIth World Symposium on Cardiac Pacing » qui s’est déroulé à Montréal en octobre 1979. À cette époque, les pacemakers étaient encore parfois réutilisés d’un patient à un autre.

C’est le 12 septembre 1980 que quelques cardiologues belges particulièrement intéressés par les traitements électriques des troubles du rythme cardiaque décidèrent de se rassembler pour créer le « Groupe de Travail Stimulation Cardiaque », un groupe de travail de la « Société Belge de Cardiologie », récemment formée. Les pionniers de cette initiative étaient Hugo Ector (Leuven), Etienne Installé (Yvoir), Roland Stroobandt (Ostende) et Henri Kulbertus (Liège).

Le premier congrès belge du groupe de travail « Cardiac Pacing » fut organisé le 10 octobre 1981 à Leuven. Depuis lors, différents membres du groupe, responsables d’un centre de rythmologie belge, eurent chaque année l’occasion d’organiser un symposium dans leur région. Depuis 2007 cependant, l’organisation s’est professionnalisée et le congrès annuel, sous l’égide d’un comité scientifique délégué par le Nucleus du BeHRA, se tient aux alentours de Bruxelles.

En 1984, un symposium international sur les sondes de pacemakers rassemblait 180 participants de 21 pays à Leuven. En 1993, c’est le congrès européen de rythmologie EUROPACE qui était organisé à Ostende et rassemblait 1.400 participants.

Le 22 octobre 2003, le Groupe décidait de s’organiser sous forme d’a.s.b.l. sous le nom de « Belgian Working Group on Cardiac Pacing and Electrophysiology ». Suite à son affiliation à la « European Heart Rhythm Association », l’association opta enfin, le 1er avril 2009, pour la dénomination actuelle de « Belgian Heart Rhythm Association ».

L’objectif du Groupe fut toujours et reste la promotion de la qualité dans l’organisation d’une prise en charge optimale des patients atteints de troubles du rythme cardiaque en Belgique.