Qui est candidat à l’implantation d’un DAI ?

C’est dans cette optique que le défibrillateur automatique implantable (ou DAI) a été développé. Le DAI est un petit appareil qui est implanté dans le corps et qui est connecté au muscle cardiaque.

L’appareil surveille les battements cardiaques en permanence et est capable de détecter et arrêter les arythmies cardiaques potentiellement dangereuses. Il peut arrêter ces arythmies soit par l’émission d’impulsions énergétiques rapides à faible énergie, soit par un choc électrique à haute énergie.

Les premiers candidats à l’implantation de ce type d’appareil sont les patients qui ont survécu à un arrêt cardiaque et dont on sait (sauf dans le cas d’un arrêt cardiaque favorisé par une cause précise) qu’ils ont un risque de récidive de 15 à 20% par an. Certains patients ont eu des tachycardies ventriculaires sévères ou des syncopes graves très probablement dues à des arythmies ventriculaires qui se sont résolues spontanément. Ils sont aussi candidats à être protégés par un défibrillateur cardiaque. Enfin, depuis le 1er juillet 2007, on accepte en Belgique que les patients très à risque d’arrêt cardiaque puissent également être protégés par un DAI, avant même leurs premiers symptômes. En effet, plusieurs études ont démontré que les patients à haut risque de mort subite par arrêt cardiaque sont mieux protégés par un DAI que par les médicaments qui suppriment les arythmies cardiaques. Ces médicaments restent cependant utiles pour diminuer ou optimaliser les interventions du DAI.